Equinoxes is the annual graduate conference of the Department of French Studies at Brown University, created during the academic year 1992-1993 by Emritus Professor Sanda Golopentia, but it is also the journal that has been published online (with a peer-review process) since 2003. Although the journal has taken a hiatus in the past few years because of website problems, last year’s issue will be put online at the end of the Fall 2014 semester.


Equinoxes is what first attracted me to Brown’s French Studies, as I did my MA under the supervision of Jean-François Fournier, one of the journal’s founders. I attended the conference in Spring 2008, and published an article on the gender of space in that year’s issue of Equinoxes

Excerpt of ” L’espace a-t-il un genre? L’Amérique urbaine au XIXe siècle dans un récit de voyage français”:

L’Amérique urbaine du dix-neuvième siècle fascine les voyageurs Français. Dès la seconde moitié du siècle, le paysage des villes américaines constitue un personnage à part entière dans les récits, tant elle impressionne. Dans le développement frénétique des villes américaines naît aussi une nouvelle manière de concevoir l’urbanisme et l’espace, accompagné d’une avance technique qui séduit les Européens en voyage. Dans les récits de voyage aux Etats-Unis, le discours sur l’architecture est aussi important que l’espace lui-même, comme chez Tocqueville, ou Harriet Martineau qui visitent dans les années 1830 et 1840 l’Amérique du Nord. (…) Marie-Thérèse de Solms-Blanc (1840-1907), née Marie-Thérèse de Solms, entre à la Revue en 1872, sous le pseudonyme de Thérèse Bentzon, du nom de son grand-père, le Major Adrian Bentzon. Née d’une famille cosmopolite, avec un père allemand et une mère d’origine danoise, elle (publie) ses notes de voyages (…) en 1894 et 1895 dans la Revue, dans lesquelles nous nous proposons, grâce à l’outil méthodologique que représentent les études de genre, de comprendre comment une Européenne telle que Bentzon voit l’architecture et l’espace américains. En d’autres termes, comment Bentzon, une femme en voyage, voit l’Amérique urbaine ?

(…)

A travers l’analyse du champ lexical et du contexte littéraire et historique, nous allons examiner la division genrée de l’espace dans le récit de voyage d’une journaliste française aux Etats-Unis. Nous nous intéresserons d’abord aux conditions de voyage de Bentzon, puis à l’attitude de Bentzon par rapport à l’urbanité américaine par l’exemple de la description de Chicago et enfin celle de Boston, révélatrices d’une architecture en mouvement, d’une urbanisation changeante, à laquelle il convient de s’intéresser à la fois sous l’angle technique, mais aussi et surtout sous l’angle littéraire, tant l’Amérique provoque la curiosité des contemporains de Bentzon.

(…)

Au-delà du sentiment de surprise provoqué par le développement urbain en Amérique, la question du genre de l’espace apporte une représentation mentale de la ville américaine, et du récit de voyage. Aussi, dirons-nous que le fait que Bentzon soit une femme joue moins sur sa perception des villes que sur son impression des femmes et de leur rôle dans la société américaine, surtout, par exemple, lorsqu’elle accentue leur rôle maternel, et donc leur rôle dans l’immigration. En revanche, en ce qui concerne les villes, elle suit un modèle classique pour Chicago, qui projette l’image de la « Frontier » disparue dans les années 1880, dans l’urbain, à ceci près que sa construction de Boston et de Chicago sont basées sur son expérience de femme, qui est tout sauf classique. Le terme de frontière en effet se base sur des critères de recensement : après les années 80, les terres de l’Ouest étaient suffisamment peuplées pour ne plus être considérées « à conquérir ». L’image de jungle se déplace alors dans l’espace urbain, faisant des villes des endroits peu recommandables (voir la description de Chicago dans The Cliff-Dwellers, où Fuller parle de gorges et de montagnes). La frontière est morte, et sur ses cendres a jailli le citoyen-héros.


Every year, two graduate students are chosen to be the chairs of Equinoxes’ organization committee, which consists of every graduate student in the department. In 2012, on the 20th edition of Equinoxes, I was co-chair. The conference’s theme was Transgressions, and its keynote speaker Sylvaine Guyot, from nearby Harvard University. In honor of the 20th anniversary of the creation of the conference, we revived the tradition of Friday’s divertissement with a reading of Les Bonnes by two Harvard graduate students.

Equinoxes 2012 Program

Here is what one of the conference participant had to say about Equinoxe2012:

Dear All of you,
I want to thank you for this really enjoyable conference.  
I came away feeling like I had not only learned a lot, but had really enjoyed myself – meeting diverse and interesting people, people passionate about literature, deeply engaged and fun; wide ranging topics, wide ranging tones – all high quality.
Your choice of Sylvaine Guyot was beautiful; her address was stunning, an example of what we can only hope to one day achieve.
And the way you organized the panels and negotiated between people’s natural desires to want to hang out and enjoy the fun and the necessity to stick to a schedule was well balanced, and unbelievably diplomatic.
I so regret that I presumed I could live without the reading of Les Bonnes.  I heard such wonderful things about it, and when I met Amanda and Olga, it confirmed that my assumptions had gotten in the way…
Un grand bravo for all your hard work and many thanks for having extended your invitation to me.
I will cherish this memory and hope that perhaps, who knows, paths may meet again.

Equinoxes 2013 Poster - Design: Anne-Caroline Sieffert
Equinoxes 2013 Poster – Design: Anne-Caroline Sieffert